April Santé

Demain, tous allergies ?
DEMAIN, TOUS ALLERGIES ?

Allergies

Demain, tous allergiques ?

De 22 millions de Français allergiques aujourd’hui (toutes allergies confondues), les allergologues tablent sur 44 millions d’ici 2025 ! Et ils ont de bonnes raisons de penser que la vague d’allergies aux pollens ne peut qu’empirer dans un futur proche. En effet, comme le climat de la planète se dérègle, la saison pollinique a tendance à s’étendre, en particulier dans la moitié sud de la France.Pour preuve : les premiers pollens d’arbres n’attendent même plus février pour faire parler d’eux dans la région Paca. Ils sont déjà présents au cœur de l’hiver, les végétaux ne connaissant plus la trêve !

S’y ajoute encore un autre problème : les émissions de gaz à effet de serre favorisent la croissance des arbres, mais pas n’importe lesquels. Ils sont surtout bénéfiques à ceux qui émettent justement le plus de pollens allergisants (bouleaux, érables et peupliers, en France). Et la mode actuelle des oliviers ne va rien arranger puisqu’il existe aussi des allergies aux pollens de cet arbre méditerranéen !

Ainsi, toutes les conditions sont réunies pour que la concentration en pollens, notamment les plus souvent incriminés dans les allergies, explose. Et perdure. Les allergologues ont donc encore de beaux jours devant eux !

Attention, allergies croisées !

Une allergie aux pollens peut en cacher une autre ! Environ 10 % des personnes ayant une allergie alimentaire ont une allergie respiratoire croisée. Tout vient du fait que leur organisme confond le pollen auquel ils sont déjà allergiques avec un aliment : par exemple, les pollens du bouleau avec la chair d’une pomme, les deux présentant quelques similitudes.Les risques de confusions sont assez nombreux : il existe ainsi des allergies croisées entre les pollens du bouleau et d'autres fruits (abricot, amande, cerise, noisette, pêche, pomme).

En cas d'allergie respiratoire aux graminées, une allergie au blé, au kiwi, au melon, au poivron, à la pomme de terre et à la tomate, est à envisager. En cas d'allergie à l'ambroisie, une allergie à la banane et au melon peut aussi être notée. Avec l’allergie aux pollens d'armoise, on retrouve parfois une allergie au céleri, aux ombellifères (carotte, céleri, fenouil) et à la moutarde…

Les allergies croisées ne sont pas seulement réservées aux pollens et aux aliments. Avec les escargots et les crustacés, une allergie aux acariens peut être notée. Les fruits exotiques (banane, kiwi, papaye) peuvent donner des allergies croisées avec le latex.

Enfin, quand on est allergique à un poisson, on ne doit plus en consommer aucun sans l’accord de l’allergologue, car il existe des allergies croisées entre eux. Un allergique averti…

Allergies Il n’y a pas que les pollens !

Lorsqu’on présente tous les signes d’un “rhume des foins”, mais que ça dure de janvier à décembre, on est en droit de se demander s’il n’y aurait pas un autre coupable que les pollens ! Là encore, le bilan allergologique permet de faire la différence. Plusieurs allergènes respiratoires peuvent être en cause.

Premier de la liste : les acariens. Ce sont de minuscules araignées microscopiques présentes dans les poussières de maison, qui se développent avec prédilection dans les milieux chauds et humides. Outre le ménage, pour limiter la prolifération de ces indésirables, il faut éviter d’entasser ici et là des objets inutiles qui deviennent vite des nids à poussière. Prendre un lit à latte, sur pieds, avec des draps et des taies anti-acariens. Aérer tous les jours. Ne pas surchauffer (pas plus de 18°C dans les chambres). Préférer le carrelage ou le parquet aux tapis et moquettes. Et les stores métalliques aux rideaux, etc.

Les moisissures peuvent aussi être en cause. Elles prolifèrent sur les murs trop humides - notamment ceux exposés au nord – ou encore, dans le terreau des plantes vertes. Les solutions : ne pas plaquer un lit contre un mur humide (l’air doit circuler). Faire les travaux nécessaires pour empêcher toute infiltration d’eau. Aérer tous les jours. Vérifier que les ventilations ne sont pas obstruées. Et préférer les plantes qui se plaisent en terre sèche (cactus, plantes grasses)…

Les poils d’animaux ou plus exactement une protéine présente dans la salive de l’animal et donc sur sa fourrure quand il se lèche, font encore partie des accusés. Le chat est le plus souvent en cause. Il est alors préconisé de le castrer (car il produit ensuite moins d’allergènes) et de lui passer une serviette humide tous les jours sur sa fourrure, pour limiter la dissémination de la fameuse protéine coupable. De lui refuser l’accès de la chambre. Et de demander à un tiers d’aspirer tous les jours ses poils, dans la maison !

Contre les blattes, enfin, également source d’allergies respiratoires, la prévention est simple : il suffit de ne jamais laisser traîner d'aliments à leur portée, y compris dans la cuisine. Il faut donc enfermer les sachets de nourriture ouverts dans des boîtes hermétiques et nettoyer régulièrement tous ses placards !

Sources :
 www.asthme-allergies.org, le site de l’Association Asthme et Allergies, également joignable au 0800 19 20 21, appel gratuit depuis un fixe ou une cabine
4ème rapport de mai 2007 du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat ou GIEC, créé en 1988 par l'Organisation météorologique mondiale ou OMM et le Programme des Nations Unies pour l'environnement ou PNUE)
 “Les allergies en 200 questions” par le Dr Catherine Quequet, éd. De Vecchi.

 

Sommaire

L'allergie aux pollens, d'où vient-elle ? 
Apprendre à vivre avec l'allergie
Allergie aux pollens, oui, mais lesquels ?
Un traitement, pour quoi faire ?
Se désensibiliser, est-ce une bonne idée ?
Demain tous allergiques ?

Pour toute information complémentaire, n'hésitez pas à vous inscrire à l'un des ateliers proposés dans nos Espaces Santé, c'est gratuit !

Allergies

Demain, tous allergiques ?

De 22 millions de Français allergiques aujourd’hui (toutes allergies confondues), les allergologues tablent sur 44 millions d’ici 2025 ! Et ils ont de bonnes raisons de penser que la vague d’allergies aux pollens ne peut qu’empirer dans un futur proche. En effet, comme le climat de la planète se dérègle, la saison pollinique a tendance à s’étendre, en particulier dans la moitié sud de la France.Pour preuve : les premiers pollens d’arbres n’attendent même plus février pour faire parler d’eux dans la région Paca. Ils sont déjà présents au cœur de l’hiver, les végétaux ne connaissant plus la trêve !

S’y ajoute encore un autre problème : les émissions de gaz à effet de serre favorisent la croissance des arbres, mais pas n’importe lesquels. Ils sont surtout bénéfiques à ceux qui émettent justement le plus de pollens allergisants (bouleaux, érables et peupliers, en France). Et la mode actuelle des oliviers ne va rien arranger puisqu’il existe aussi des allergies aux pollens de cet arbre méditerranéen !

Ainsi, toutes les conditions sont réunies pour que la concentration en pollens, notamment les plus souvent incriminés dans les allergies, explose. Et perdure. Les allergologues ont donc encore de beaux jours devant eux !

Attention, allergies croisées !

Une allergie aux pollens peut en cacher une autre ! Environ 10 % des personnes ayant une allergie alimentaire ont une allergie respiratoire croisée. Tout vient du fait que leur organisme confond le pollen auquel ils sont déjà allergiques avec un aliment : par exemple, les pollens du bouleau avec la chair d’une pomme, les deux présentant quelques similitudes.Les risques de confusions sont assez nombreux : il existe ainsi des allergies croisées entre les pollens du bouleau et d'autres fruits (abricot, amande, cerise, noisette, pêche, pomme).

En cas d'allergie respiratoire aux graminées, une allergie au blé, au kiwi, au melon, au poivron, à la pomme de terre et à la tomate, est à envisager. En cas d'allergie à l'ambroisie, une allergie à la banane et au melon peut aussi être notée. Avec l’allergie aux pollens d'armoise, on retrouve parfois une allergie au céleri, aux ombellifères (carotte, céleri, fenouil) et à la moutarde…

Les allergies croisées ne sont pas seulement réservées aux pollens et aux aliments. Avec les escargots et les crustacés, une allergie aux acariens peut être notée. Les fruits exotiques (banane, kiwi, papaye) peuvent donner des allergies croisées avec le latex.

Enfin, quand on est allergique à un poisson, on ne doit plus en consommer aucun sans l’accord de l’allergologue, car il existe des allergies croisées entre eux. Un allergique averti…

Allergies Il n’y a pas que les pollens !

Lorsqu’on présente tous les signes d’un “rhume des foins”, mais que ça dure de janvier à décembre, on est en droit de se demander s’il n’y aurait pas un autre coupable que les pollens ! Là encore, le bilan allergologique permet de faire la différence. Plusieurs allergènes respiratoires peuvent être en cause.

Premier de la liste : les acariens. Ce sont de minuscules araignées microscopiques présentes dans les poussières de maison, qui se développent avec prédilection dans les milieux chauds et humides. Outre le ménage, pour limiter la prolifération de ces indésirables, il faut éviter d’entasser ici et là des objets inutiles qui deviennent vite des nids à poussière. Prendre un lit à latte, sur pieds, avec des draps et des taies anti-acariens. Aérer tous les jours. Ne pas surchauffer (pas plus de 18°C dans les chambres). Préférer le carrelage ou le parquet aux tapis et moquettes. Et les stores métalliques aux rideaux, etc.

Les moisissures peuvent aussi être en cause. Elles prolifèrent sur les murs trop humides - notamment ceux exposés au nord – ou encore, dans le terreau des plantes vertes. Les solutions : ne pas plaquer un lit contre un mur humide (l’air doit circuler). Faire les travaux nécessaires pour empêcher toute infiltration d’eau. Aérer tous les jours. Vérifier que les ventilations ne sont pas obstruées. Et préférer les plantes qui se plaisent en terre sèche (cactus, plantes grasses)…

Les poils d’animaux ou plus exactement une protéine présente dans la salive de l’animal et donc sur sa fourrure quand il se lèche, font encore partie des accusés. Le chat est le plus souvent en cause. Il est alors préconisé de le castrer (car il produit ensuite moins d’allergènes) et de lui passer une serviette humide tous les jours sur sa fourrure, pour limiter la dissémination de la fameuse protéine coupable. De lui refuser l’accès de la chambre. Et de demander à un tiers d’aspirer tous les jours ses poils, dans la maison !

Contre les blattes, enfin, également source d’allergies respiratoires, la prévention est simple : il suffit de ne jamais laisser traîner d'aliments à leur portée, y compris dans la cuisine. Il faut donc enfermer les sachets de nourriture ouverts dans des boîtes hermétiques et nettoyer régulièrement tous ses placards !

Sources :
 www.asthme-allergies.org, le site de l’Association Asthme et Allergies, également joignable au 0800 19 20 21, appel gratuit depuis un fixe ou une cabine
4ème rapport de mai 2007 du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat ou GIEC, créé en 1988 par l'Organisation météorologique mondiale ou OMM et le Programme des Nations Unies pour l'environnement ou PNUE)
 “Les allergies en 200 questions” par le Dr Catherine Quequet, éd. De Vecchi.

 

Sommaire

L'allergie aux pollens, d'où vient-elle ? 
Apprendre à vivre avec l'allergie
Allergie aux pollens, oui, mais lesquels ?
Un traitement, pour quoi faire ?
Se désensibiliser, est-ce une bonne idée ?
Demain tous allergiques ?

Pour toute information complémentaire, n'hésitez pas à vous inscrire à l'un des ateliers proposés dans nos Espaces Santé, c'est gratuit !

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