
QU’ENTEND-ON PAR STRESS OXYDATIF ?
Les grandes études
Les méta analyses dont il est question sont des compilations de plusieurs dizaines d’études d’intervention avec des cocktails d’antioxydants. Les conclusions sont globalement négatives ne montrant pas d’amélioration voire des aggravations (mortalité et prévalence accrue de cancers).
L’interprétation des média grand public ont été bien au-delà de celles des auteurs, en concluant que ‘les antioxydants donnaient le cancer et faisaient mourir plus tôt. Une observation basique des protocoles de ces essais montre à l’évidence que les supplémentations étaient très différentes d’un essai à l’autre. Pour certains par exemple, la dose prescrite de bêta carotène était de 10 fois celle préconisée, ailleurs certains cocktails comprenaient des doses importantes de sélénium, ou de zinc quand d’autres en étaient tout simplement privés.
De plus les populations étaient très différentes ainsi que la durée et le design des études. Le risque d’augmentation des cancers du poumon lié à des doses très élevées de bêta carotène était déjà bien connu et ne concernait dans l’étude de référence que les patients fumeurs.
L’interprétation juste de ces compilations d’études est que les antioxydants peuvent s’avérer dans certains cas et à certaines doses au mieux inefficaces, au pire dangereux, leur efficacité impose donc des règles de bonnes pratiques de la supplémentation.
L’étude SUVIMAX qui a concerné plus de 14 000 patients pendant 8 ans, a comparé deux groupes, un groupe sous complémentation antioxydante multiple (vit C, E sélénium, zinc bêta carotène…), versus un groupe placebo, et ce en double aveugle.
Le design de cette étude était remarquable, tout comme les résultats du moins chez les hommes, (diminution de plus de 30 % des cancers et de la mortalité).
L’absence de résultat chez les femmes fut l’occasion d’interprétations variées. La plus spontanée fut d’imputer cette constatation au fait que les femmes s’alimentent mieux que les hommes. Il y a quelques mois, les résultats de l’étude des premiers sous groupes ont été publiés et montrent une prévalence accrue des mélanomes dans une sous population de femmes de Suvimax ayant pris les suppléments par rapport au groupe placebo. Autrement dit, la supplémentation qui fut la même pour tous, a amélioré certaines femmes et aggravé d’autres, ce qui explique peut être l’absence de résultats sur l’ensemble des femmes.
Malgré tout, devant les résultats extraordinaires qui pour la première fois montraient des bénéfices importants avec une simple prise de compléments antioxydants, une des conclusions fut de conseiller au grand public la consommation de 5 portions de fruits et légumes par jour, ces aliments étant les principaux pourvoyeurs d’antioxydants variés.
Si ce conseil est légitime, il n’est pas toujours suffisant, certains sujets malgré des apports corrects en fruits et légumes présentent un niveau de stress oxydatif élevé.
Peut-on lutter contre le stress oxydatif ? >>>
<<< Les grandes études
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Mise en ligne : Novembre 2009

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Les méta analyses dont il est question sont des compilations de plusieurs dizaines d’études d’intervention avec des cocktails d’antioxydants. Les conclusions sont globalement négatives ne montrant pas d’amélioration voire des aggravations (mortalité et prévalence accrue de cancers).
L’interprétation des média grand public ont été bien au-delà de celles des auteurs, en concluant que ‘les antioxydants donnaient le cancer et faisaient mourir plus tôt. Une observation basique des protocoles de ces essais montre à l’évidence que les supplémentations étaient très différentes d’un essai à l’autre. Pour certains par exemple, la dose prescrite de bêta carotène était de 10 fois celle préconisée, ailleurs certains cocktails comprenaient des doses importantes de sélénium, ou de zinc quand d’autres en étaient tout simplement privés.
De plus les populations étaient très différentes ainsi que la durée et le design des études. Le risque d’augmentation des cancers du poumon lié à des doses très élevées de bêta carotène était déjà bien connu et ne concernait dans l’étude de référence que les patients fumeurs.
L’interprétation juste de ces compilations d’études est que les antioxydants peuvent s’avérer dans certains cas et à certaines doses au mieux inefficaces, au pire dangereux, leur efficacité impose donc des règles de bonnes pratiques de la supplémentation.
L’étude SUVIMAX qui a concerné plus de 14 000 patients pendant 8 ans, a comparé deux groupes, un groupe sous complémentation antioxydante multiple (vit C, E sélénium, zinc bêta carotène…), versus un groupe placebo, et ce en double aveugle.
Le design de cette étude était remarquable, tout comme les résultats du moins chez les hommes, (diminution de plus de 30 % des cancers et de la mortalité).
L’absence de résultat chez les femmes fut l’occasion d’interprétations variées. La plus spontanée fut d’imputer cette constatation au fait que les femmes s’alimentent mieux que les hommes. Il y a quelques mois, les résultats de l’étude des premiers sous groupes ont été publiés et montrent une prévalence accrue des mélanomes dans une sous population de femmes de Suvimax ayant pris les suppléments par rapport au groupe placebo. Autrement dit, la supplémentation qui fut la même pour tous, a amélioré certaines femmes et aggravé d’autres, ce qui explique peut être l’absence de résultats sur l’ensemble des femmes.
Malgré tout, devant les résultats extraordinaires qui pour la première fois montraient des bénéfices importants avec une simple prise de compléments antioxydants, une des conclusions fut de conseiller au grand public la consommation de 5 portions de fruits et légumes par jour, ces aliments étant les principaux pourvoyeurs d’antioxydants variés.
Si ce conseil est légitime, il n’est pas toujours suffisant, certains sujets malgré des apports corrects en fruits et légumes présentent un niveau de stress oxydatif élevé.
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Mise en ligne : Novembre 2009