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Mon enfant est-il trop gros ?
MON ENFANT EST-IL TROP GROS ?

Mon enfant est il obese

Comment savoir si mon enfant est trop gros ? 

Une réponse objective à cette question cruciale est apportée par un simple calcul, celui de l’indice de masse corporelle (IMC). Il suffit de diviser deux fois son poids (kg) par sa taille (m).

Par exemple, un enfant de 6 ans qui pèse 20 kg et qui mesure 1,10 m a un IMC de 16,5. En reportant la valeur de l’IMC sur une courbe de corpulence, on peut instantanément situer son enfant et savoir si son rapport poids/taille est dans la normale ou excessif. Il faut savoir que l’IMC est un bon reflet de l’adiposité et qu’il varie en fonction de l’âge de l’enfant : il augmente durant la première année de vie, diminue ensuite jusqu’à l’âge de 6 ans avant de croître à nouveau. Cette remontée, qui se produit en moyenne à 6 ans, correspond à ce que l’on appelle le rebond d’adiposité. Il s’agit d’une période-clé dans le développement de l’enfant car plus ce rebond est précoce, plus le risque d’obésité est important. On peut ainsi identifier précocement les enfants en surpoids ou à risque de le devenir.

Où trouver une courbe de corpulence ? Elles sont téléchargeables et imprimables (une courbe bleue pour les garçons et une rose pour les filles, de 0 à 18 ans) à partir du site de la Société française de pédiatrie : www.sfpediatrie.com/upload/2/512/Imc32.pdf.

La grande indulgence des parents 

Le calcul de l’indice de masse corporelle a l’avantage de donner une réponse fiable, objective et impartiale. Ce point est très important car les parents tendent à minimiser le surpoids de leur enfant. Par complaisance, parce que souvent, nous ne voyons pas nos enfants grandir et qu’un peu d’embonpoint est encore considéré comme un signe de bonne santé. Mais aussi parce que les parents qui souffrent de surpoids ont tendance à accuser la génétique et à être fatalistes.

Les résultats d’une étude canadienne récente (1) mettent clairement en évidence le rôle de l’environnement : plus l’IMC des parents ou des compagnons de classe est élevé, moins les enfants sont conscients d’avoir des kilos en trop. Pourtant, un pli de graisse sur le ventre d’un enfant lorsqu’il est assis devrait suffire à alerter…

Surpoids et obésité infantiles : une situation préoccupante

En France, le nombre d'enfants obèses a doublé en dix ans. Selon l’Etude nationale nutrition santé 2006, la situation s’est actuellement stabilisée mais il n’en reste pas moins que 18% des enfants sont en surpoids et 3,5% sont obèses. Or, on sait que l'obésité persiste à l'âge adulte chez 80 % des enfants de plus de 10 ans atteints. Autrement dit, si on ne fait rien aujourd’hui, ces jeunes seront demain des adultes obèses… et malades.

Rappelons que le surpoids et l’obésité n’engendrent pas que des souffrances psychologiques (isolement, discriminations, mal-être…). Il existe des risques immédiats pour la santé de l’enfant (rhumatologiques, pneumologiques, métaboliques…). L’obésité est notamment à l’origine de cas de diabète gras chez des jeunes, forme de diabète qui était jusque-là uniquement rencontrée chez des adultes. Quant à la santé future de l’enfant, elle est aussi fortement menacée car l’obésité augmente les risques d’hypertension artérielle, d’hypercholestérolémie, de maladies cardiovasculaires, respiratoires, articulaires, lombaires, etc.

(1) Maximova K. et coll., International Journal of Obesity, 32 (6) : 1008-15, 2008

Sommaire :

 

Pour toute information complémentaire, n'hésitez pas à vous inscrire à l'un des ateliers proposés dans nos Espaces Santé, c'est gratuit !

Mon enfant est il obese

Comment savoir si mon enfant est trop gros ? 

Une réponse objective à cette question cruciale est apportée par un simple calcul, celui de l’indice de masse corporelle (IMC). Il suffit de diviser deux fois son poids (kg) par sa taille (m).

Par exemple, un enfant de 6 ans qui pèse 20 kg et qui mesure 1,10 m a un IMC de 16,5. En reportant la valeur de l’IMC sur une courbe de corpulence, on peut instantanément situer son enfant et savoir si son rapport poids/taille est dans la normale ou excessif. Il faut savoir que l’IMC est un bon reflet de l’adiposité et qu’il varie en fonction de l’âge de l’enfant : il augmente durant la première année de vie, diminue ensuite jusqu’à l’âge de 6 ans avant de croître à nouveau. Cette remontée, qui se produit en moyenne à 6 ans, correspond à ce que l’on appelle le rebond d’adiposité. Il s’agit d’une période-clé dans le développement de l’enfant car plus ce rebond est précoce, plus le risque d’obésité est important. On peut ainsi identifier précocement les enfants en surpoids ou à risque de le devenir.

Où trouver une courbe de corpulence ? Elles sont téléchargeables et imprimables (une courbe bleue pour les garçons et une rose pour les filles, de 0 à 18 ans) à partir du site de la Société française de pédiatrie : www.sfpediatrie.com/upload/2/512/Imc32.pdf.

La grande indulgence des parents 

Le calcul de l’indice de masse corporelle a l’avantage de donner une réponse fiable, objective et impartiale. Ce point est très important car les parents tendent à minimiser le surpoids de leur enfant. Par complaisance, parce que souvent, nous ne voyons pas nos enfants grandir et qu’un peu d’embonpoint est encore considéré comme un signe de bonne santé. Mais aussi parce que les parents qui souffrent de surpoids ont tendance à accuser la génétique et à être fatalistes.

Les résultats d’une étude canadienne récente (1) mettent clairement en évidence le rôle de l’environnement : plus l’IMC des parents ou des compagnons de classe est élevé, moins les enfants sont conscients d’avoir des kilos en trop. Pourtant, un pli de graisse sur le ventre d’un enfant lorsqu’il est assis devrait suffire à alerter…

Surpoids et obésité infantiles : une situation préoccupante

En France, le nombre d'enfants obèses a doublé en dix ans. Selon l’Etude nationale nutrition santé 2006, la situation s’est actuellement stabilisée mais il n’en reste pas moins que 18% des enfants sont en surpoids et 3,5% sont obèses. Or, on sait que l'obésité persiste à l'âge adulte chez 80 % des enfants de plus de 10 ans atteints. Autrement dit, si on ne fait rien aujourd’hui, ces jeunes seront demain des adultes obèses… et malades.

Rappelons que le surpoids et l’obésité n’engendrent pas que des souffrances psychologiques (isolement, discriminations, mal-être…). Il existe des risques immédiats pour la santé de l’enfant (rhumatologiques, pneumologiques, métaboliques…). L’obésité est notamment à l’origine de cas de diabète gras chez des jeunes, forme de diabète qui était jusque-là uniquement rencontrée chez des adultes. Quant à la santé future de l’enfant, elle est aussi fortement menacée car l’obésité augmente les risques d’hypertension artérielle, d’hypercholestérolémie, de maladies cardiovasculaires, respiratoires, articulaires, lombaires, etc.

(1) Maximova K. et coll., International Journal of Obesity, 32 (6) : 1008-15, 2008

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Pour toute information complémentaire, n'hésitez pas à vous inscrire à l'un des ateliers proposés dans nos Espaces Santé, c'est gratuit !

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