Ceux qui n’ont jamais été insomniaques ne peuvent pas comprendre. Une nuit sans dormir, ça va. Deux nuits, c’est très dur. Trois nuits, cela devient atroce. On a des absences dans la journée, voire carrément des vides quand les autres attendent des réponses. On ne se reconnaît pas et on a peur de cette quatrième nuit qui arrive et qui pourrait être blanche…
Alors, à bout de forces, on va voir son médecin et on lui dit qu’on est prêt à tout pour dormir une nuit. Le médecin cherche à savoir si nos habitudes de sommeil sont bonnes, si nous ne faisons pas d’ordinateur trop tard, ni de sport le soir, ni de gros repas. A force de lire des articles sur le sujet, on sait ce qu’il faut faire ou pas pour bien dormir, et pourtant, on ne dort pas… Alors quand le médecin nous propose un somnifère, un vrai, pas de la tisane, on se met à espérer.
Et effectivement cela marche. Cette quatrième nuit a été noire, profonde, et on s’est réveillé de nouveau en forme, étonné de voir que le jour perce déjà à travers les volets.
Que faire ensuite ? Le médecin ne prescrit initialement ces somnifères que pour quelques jours, deux semaines au maximum. Et quand vient la première nuit à aborder sans somnifère, que faire ? La réponse est très simple : il faut se dire que si l’on ne dort pas ce n’est pas grave. Maintenant que l’on sait que les somnifères marchent bien, on pourra toujours y recourir si nécessaire. Et moins on s’angoisse, plus le sommeil vient facilement. Autrement dit, les somnifères, ce doit être occasionnel.
C’est une sécurité comme la corde de rappel pour le montagnard : elle ne doit jamais servir, mais elle est là pour rassurer et s’il le faut, pour nous sauver la mise. Finalement, avec les somnifères, une ou deux nuits blanches de temps en temps ne doivent plus nous faire peur.
Source : Prise en charge du patient adulte se plaignant d’insomnie en médecine générale.
Recommandations SFTG – HAS. Décembre 2006.
SOMMAIRE :
Etes-vous concerné par l'insomnie ? 
Les 10 erreurs d'hygiène de vie 
Quelles sont les solutions non médicamenteuses pour bien dormir 
Aidez votre ado à bien dormir 
Contre l'insomnie de la grossesse 
Prendre des somnifères sans devenir dépendant 
Troubles du sommeil et prise d'anxiolytiques à long terme 
Je ronfle. C'est grave docteur ? 
Ceux qui n’ont jamais été insomniaques ne peuvent pas comprendre. Une nuit sans dormir, ça va. Deux nuits, c’est très dur. Trois nuits, cela devient atroce. On a des absences dans la journée, voire carrément des vides quand les autres attendent des réponses. On ne se reconnaît pas et on a peur de cette quatrième nuit qui arrive et qui pourrait être blanche…
Alors, à bout de forces, on va voir son médecin et on lui dit qu’on est prêt à tout pour dormir une nuit. Le médecin cherche à savoir si nos habitudes de sommeil sont bonnes, si nous ne faisons pas d’ordinateur trop tard, ni de sport le soir, ni de gros repas. A force de lire des articles sur le sujet, on sait ce qu’il faut faire ou pas pour bien dormir, et pourtant, on ne dort pas… Alors quand le médecin nous propose un somnifère, un vrai, pas de la tisane, on se met à espérer.
Et effectivement cela marche. Cette quatrième nuit a été noire, profonde, et on s’est réveillé de nouveau en forme, étonné de voir que le jour perce déjà à travers les volets.
Que faire ensuite ? Le médecin ne prescrit initialement ces somnifères que pour quelques jours, deux semaines au maximum. Et quand vient la première nuit à aborder sans somnifère, que faire ? La réponse est très simple : il faut se dire que si l’on ne dort pas ce n’est pas grave. Maintenant que l’on sait que les somnifères marchent bien, on pourra toujours y recourir si nécessaire. Et moins on s’angoisse, plus le sommeil vient facilement. Autrement dit, les somnifères, ce doit être occasionnel.
C’est une sécurité comme la corde de rappel pour le montagnard : elle ne doit jamais servir, mais elle est là pour rassurer et s’il le faut, pour nous sauver la mise. Finalement, avec les somnifères, une ou deux nuits blanches de temps en temps ne doivent plus nous faire peur.
Source : Prise en charge du patient adulte se plaignant d’insomnie en médecine générale.
Recommandations SFTG – HAS. Décembre 2006.
SOMMAIRE :
Etes-vous concerné par l'insomnie ? 
Les 10 erreurs d'hygiène de vie 
Quelles sont les solutions non médicamenteuses pour bien dormir 
Aidez votre ado à bien dormir 
Contre l'insomnie de la grossesse 
Prendre des somnifères sans devenir dépendant 
Troubles du sommeil et prise d'anxiolytiques à long terme 
Je ronfle. C'est grave docteur ? 