April Santé

silence
SILENCE

audition : silence

 

SILENCE !

Le bruit n’a rien d’anodin : il est mis en cause dans les trois-quarts des insomnies et est accusé de faire le lit du stress chronique, chez celui qui le subit. Malheureusement, cet ennemi universel s’infiltre partout là où passe l’air – y compris dans la moindre fissure – et peut même suivre des mètres de tuyauteries pour venir frapper jusqu’à nos oreilles ! Conséquence : plus d’un Français sur deux se plaint du bruit, à commencer par celui des voisins indélicats. L’article R 1336-7 du code de la santé publique stipule bien que les bruits de voisinage liés au comportement constituent une infraction et ce, de jour comme de nuit, l’idée reçue selon laquelle on peut faire autant de bruit que l’on veut jusqu’à 22 heures et qu’on a le droit à une fête par mois, continue de se propager alors que c’est faux !

Le bruit est encore à prendre très au sérieux, quand on sait que le fait d’être soumis de façon répétée à des bruits supérieurs à 85 décibels s’accompagne d’un risque de surdité progressive. Or ce seuil est vite atteint, ne serait-ce que si l’on a affaire à un conjoint qui ronfle : il nous envoie 85 décibels dans les oreilles, soit 15 de plus qu’une rue bruyante ! En contrepartie, le malheureux s’expose à des reproches virulents : en effet, un niveau de bruit supérieur à 80 décibels peut rendre agressif. Et si l’on supporte encore à peu près les ronflements de son “cher et tendre”, il en est tout autrement des fiestas du voisin. Ce bruit non désiré augmente la fréquence cardiaque et la pression artérielle, ainsi que la production des hormones du stress qui ont une action défavorable sur les défenses immunitaires. Enfin, le caractère incontrôlable du bruit peut être à l’origine d’un comportement dépressif et de troubles du comportement alimentaire. S’il se prolonge de nuit, il perturbe le sommeil, d’où des troubles de la vigilance et de la concentration le lendemain.

Réduire le bruit à sa source est encore ce qu’il y a de plus efficace. Ainsi, démarrer une voiture en douceur, c’est 10 décibels en moins pour les oreilles des voisins. C’est énorme ! Car lorsqu’un bruit diminue de 3 décibels, cela veut dire qu’il est réduit de moitié (inversement, s’il augmente de 3 décibels, il double). Idem lorsqu’on investit dans de l’électroménager. Entre l’appareil le plus bruyant et le moins bruyant de la gamme, la différence atteint couramment 12 décibels. Enfin, pour chasser le bruit, il y a des petites astuces qui ne coûtent rien, comme mettre des chaussons ou des tapis aux endroits stratégiques pour amortir le bruit des pas, baisser le son de la sonnerie du téléphone, décaler le téléviseur ou la chaîne HI FI de quelques centimètres d’un mur, placer des coussinets protecteurs sous les meubles, aménager des placards le long d’un mur de séparation avec un voisin (le placard amortit les bruits de voisinage tout en faisant office de rangement), etc.

Avec les bruits en provenance de l’extérieur, ça se complique, car ils se transmettent principalement par l’air. Il faut donc améliorer l’isolation des portes et des fenêtres. Améliorer l’étanchéité de ses fenêtres en posant des joints peut diminuer les bruits extérieurs et faire gagner quelques décibels. Mais bien souvent, cela ne suffit pas et il n’y a d’autre choix que de faire poser un double vitrage prévu pour l’isolation acoustique. À faire également : poser des joints de silicone entre la plaque de fermeture des coffres de volets roulants et le plafond. Lorsque le bruit arrive par les ventilations, il faut les remplacer par des entrées d’air acoustiques. Enfin, si les bruits de la rue empruntent les fissures d’une façade, elles doivent être rebouchées et les joints, vérifiés un à un. C’est long, parfois fastidieux, mais c’est le prix à payer pour un peu de tranquillité !

Truc et astuces : Depuis le 30 juin 2007, toutes les grandes agglomérations doivent disposer de cartes de bruit de leur territoire. Vous pouvez les retrouver sur Internet et les consulter avant tout emménagement.

(Sources : Centre d’information et de documentation sur le bruit : www.infobruit.org ; Le site www.sos-bruit.com propose un forum débat pour partager l’expérience d’autres victimes du bruit.)

 

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Mise en ligne : Janvier 2010

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Le bruit n’a rien d’anodin : il est mis en cause dans les trois-quarts des insomnies et est accusé de faire le lit du stress chronique, chez celui qui le subit. Malheureusement, cet ennemi universel s’infiltre partout là où passe l’air – y compris dans la moindre fissure – et peut même suivre des mètres de tuyauteries pour venir frapper jusqu’à nos oreilles ! Conséquence : plus d’un Français sur deux se plaint du bruit, à commencer par celui des voisins indélicats. L’article R 1336-7 du code de la santé publique stipule bien que les bruits de voisinage liés au comportement constituent une infraction et ce, de jour comme de nuit, l’idée reçue selon laquelle on peut faire autant de bruit que l’on veut jusqu’à 22 heures et qu’on a le droit à une fête par mois, continue de se propager alors que c’est faux !

Le bruit est encore à prendre très au sérieux, quand on sait que le fait d’être soumis de façon répétée à des bruits supérieurs à 85 décibels s’accompagne d’un risque de surdité progressive. Or ce seuil est vite atteint, ne serait-ce que si l’on a affaire à un conjoint qui ronfle : il nous envoie 85 décibels dans les oreilles, soit 15 de plus qu’une rue bruyante ! En contrepartie, le malheureux s’expose à des reproches virulents : en effet, un niveau de bruit supérieur à 80 décibels peut rendre agressif. Et si l’on supporte encore à peu près les ronflements de son “cher et tendre”, il en est tout autrement des fiestas du voisin. Ce bruit non désiré augmente la fréquence cardiaque et la pression artérielle, ainsi que la production des hormones du stress qui ont une action défavorable sur les défenses immunitaires. Enfin, le caractère incontrôlable du bruit peut être à l’origine d’un comportement dépressif et de troubles du comportement alimentaire. S’il se prolonge de nuit, il perturbe le sommeil, d’où des troubles de la vigilance et de la concentration le lendemain.

Réduire le bruit à sa source est encore ce qu’il y a de plus efficace. Ainsi, démarrer une voiture en douceur, c’est 10 décibels en moins pour les oreilles des voisins. C’est énorme ! Car lorsqu’un bruit diminue de 3 décibels, cela veut dire qu’il est réduit de moitié (inversement, s’il augmente de 3 décibels, il double). Idem lorsqu’on investit dans de l’électroménager. Entre l’appareil le plus bruyant et le moins bruyant de la gamme, la différence atteint couramment 12 décibels. Enfin, pour chasser le bruit, il y a des petites astuces qui ne coûtent rien, comme mettre des chaussons ou des tapis aux endroits stratégiques pour amortir le bruit des pas, baisser le son de la sonnerie du téléphone, décaler le téléviseur ou la chaîne HI FI de quelques centimètres d’un mur, placer des coussinets protecteurs sous les meubles, aménager des placards le long d’un mur de séparation avec un voisin (le placard amortit les bruits de voisinage tout en faisant office de rangement), etc.

Avec les bruits en provenance de l’extérieur, ça se complique, car ils se transmettent principalement par l’air. Il faut donc améliorer l’isolation des portes et des fenêtres. Améliorer l’étanchéité de ses fenêtres en posant des joints peut diminuer les bruits extérieurs et faire gagner quelques décibels. Mais bien souvent, cela ne suffit pas et il n’y a d’autre choix que de faire poser un double vitrage prévu pour l’isolation acoustique. À faire également : poser des joints de silicone entre la plaque de fermeture des coffres de volets roulants et le plafond. Lorsque le bruit arrive par les ventilations, il faut les remplacer par des entrées d’air acoustiques. Enfin, si les bruits de la rue empruntent les fissures d’une façade, elles doivent être rebouchées et les joints, vérifiés un à un. C’est long, parfois fastidieux, mais c’est le prix à payer pour un peu de tranquillité !

Truc et astuces : Depuis le 30 juin 2007, toutes les grandes agglomérations doivent disposer de cartes de bruit de leur territoire. Vous pouvez les retrouver sur Internet et les consulter avant tout emménagement.

(Sources : Centre d’information et de documentation sur le bruit : www.infobruit.org ; Le site www.sos-bruit.com propose un forum débat pour partager l’expérience d’autres victimes du bruit.)

 

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Mise en ligne : Janvier 2010

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